Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 08:51

Prochaine réunion le lundi 3 novembre prochain à 20 heures, à la Bourse du Travail, pour continuer la diffusion des cartes provisoires du nouveau parti, envisager des collages d’affiches, des diffusions de tracts et pour discuter du Congrès de fondation de janvier.

Contact :

npa69.villefranche@yahoo.fr

Par npa-69-Villefranche-Beaujolais
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /2008 12:30

Cortège du NPA à la manif du 7 octobre comme convenu à la coordination départementale :

Rendez-vous mardi 7 octobre à 11 h du côté sud ouest de la place Guichard, à l'intersection des rues Vendôme et Mazenod.


On cherche une voiture avec galerie pour installer une sono.

Quelques personnes du collectif Presqu'Ile Croix Rousse préparent des slogans et le tract est en préparation

Par npa-69-Villefranche-Beaujolais
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 18:26

Après une présentation de la situation politique actuelle et un compte-rendu de la dernière réunion de la coordination départementale, il a été décidé de structurer l’activité du comité local.

  •  

  • Périodicité des réunions :  

Dans un premier temps, il a été décidé de se réunir le premier lundi de chaque mois à 20 heures à la Bourse du Travail de Villefranche si la salle est disponible. Ensuite, le jour et l’heure pourront être changés si la majorité des membres le souhaite.

  •  

  • Proposition de prise de carte aux adhérents et vente de bon de soutien aux sympathisants :

Si les cartes ont été envoyées par le Comité d’Animation National, cette prise de carte pourra se faire à la prochaine réunion.

 

  • Présence sur le terrain :

Il faudra prévoir une présence régulière dans des lieux ciblés (marchés, quartiers, etc.) pour distribuer des tracts et rencontrer les gens qui peuvent être intéressés par le projet politique du NPA, faire souscrire des bons de soutien.

 

  • Organisation de réunions publiques :

Il est possible d’inviter des orateurs à présenter le projet politique du NPA à Villefranche au cours de réunions publiques.

  

  • Participation à des actions revendicatives :  

Le NPA sera présent dans les actions nationales ou organisées localement.

La première participation consistera à distribuer un tract élaboré au niveau départemental à la sortie des bureaux de poste contre la privatisation de la Poste (éventuellement le samedi matin pour ceux qui ne peuvent pas participer les autres jours). Ensuite un tract sera élaboré pour la manifestation du 23 septembre pour la défense du service public de la Poste.

PROCHAINE REUNION LE LUNDI 6 OCTOBRE à 20h

à la Bourse du Travail de Villefranche

Contact :

npa69.villefranche@yahoo.fr

Site Internet :

http://npa-69-villefranche.over-blog.org

Par Onyme
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Mardi 9 septembre 2008 2 09 /09 /2008 18:00
  • Après un an, et une période de vacances propice aux coups dans le dos, le bilan du régime Sarkozy ne cesse de s’aggraver et la rentrée s’annonce douloureuse pour " le peuple d’en-bas ".

    - Hausse historique des prix
     (carburant, gaz, électricité, produits alimentaires)

    - Remontée du chômage.

    - Annonce de 4000 licenciements chez Renault : là comme ailleurs, on sacrifie les salariés pour donner plus d'argent aux actionnaires.

    - Financement du RSA par les classes moyennes puisque les plus riches sont protégés par le bouclier fiscal.

    - Privatisation programmée de la Poste avec les conséquences prévisibles que l'on a déjà connues pour d'autres sociétés nationales privatisées (précarisation de l'emploi, perte des avantages acquis, etc).

    - Fichier EDVIGE : déjà 130 000 signatures au bas de la pétition qui s'oppose au fichage des jeunes à partir de 13 ans, à celui des responsables politiques ou syndicaux, de ceux qui sont soupçonnés de pouvoir un jour  "troubler l'ordre public", l'enregistrement de leurs préférences sexuelles, de leurs maladies éventuelles, bref le retour à des méthodes qu'on a connues sous d'autres régimes en d'autres lieux.

    - Envoi de renforts en Afghanistan malgré le coût financier et le coût en vies humaines de cette guerre inutile au service des intérêts américains.

    - Dégradation du parc des centrales nucléaires dont la maintenance est sous-traitée à des sociétés privées, avec pour conséquences des incidents de plus en plus nombreux.

    - Multiplication des incidents sur le réseau SNCF en raison de la diminution des moyens du personnel de maintenance.

Vous me direz que tout cela n’est que la suite logique de ce qui s’était passé en un an et que les vacances auraient presque pu nous  faire oublier : baisse du pouvoir d’achat, augmentation des frais de santé, dégradation des services publics (moins de profs, moins de personnel dans les hôpitaux, moins d’argent pour la télévision publique), mise à zéro des caisses de l’Etat pour faire un cadeau de 15 milliards d’Euro aux plus riches, chasse aux fumeurs, aux automobilistes et aux sans-papiers.  

Mais vous avez le choix : regarder ça de loin en restant impuissants ou participer à la lutte partout où c’est nécessaire quand c’est nécessaire. La Gauche traditionnelle ne jouant plus son rôle, vous pouvez jouer le vôtre en participant à la construction d’un Nouveau Parti Anticapitaliste qui s’opposera à ce qu’on appauvrisse les pauvres pour enrichir les riches.

  Si vous en avez assez, rejoignez-nous et luttez avec nous.

Participez à la construction du nouveau parti anti-capitaliste

 

La prochaine réunion du comité Villefranche-Beaujolais est fixée au

lundi 15 septembre à 20 heures

à la Bourse du Travail (angle de la place Roger Rousset et rue Gagnepain). 

Contact :

npa69.villefranche@yahoo.fr

Site Internet :

http://npa-69-villefranche.over-blog.org

 

Par Onyme
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /2008 22:05

Pour reconstruire une vraie Gauche anti-capitaliste :


- anti-capitaliste :
  en luttant pour remplacer le capitalisme par un système plus juste et plus humain, qui répartira mieux les richesses …


- indépendante : en refusant toute alliance consistant à gérer des exécutifs locaux, régionaux ou nationaux avec des partis sociaux-libéraux sur un programme d'adaptation au capitalisme ...


- écologiste : pour la préservation de l’environnement, inséparable du respect de l’être humain …


- féministe : pour l’égalité des sexes dans le travail, la famille, les assemblées représentatives et le pouvoir exécutif à tous les niveaux (local, régional, national) …


- internationaliste :  pour le soutien aux peuples opprimés, la défense des droits des travailleurs immigrés et l’aide aux sans-papiers.

*

Participez à la création
 
d’un nouveau parti anti-capitaliste

*
Le NPA, c'est déjà 300 comités et plus d'une centaine en cours de création !
Rejoignez le groupe de Villefranche

Prochaine réunion le lundi 15 septembre à 20 h
à la Bourse du Travail de Villefranche
(à l'angle de la place Roger Rousset et de la rue Gagnepain)

*

Contact : 
npa69.villefranche@yahoo.fr

*

A voir, le compte-rendu de l'Université d'été du NPA

http://www.dailymotion.com/video/k2wuJc1a0rUgVmKvQ4

Olivier Besancenot à l'Université d'été
http://www.dailymotion.com/video/k2cDet7AY9ANfYK4IO

Par Onyme
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /2008 09:05

J’ai eu la chance d’être présent au regroupement national des délégués des groupes, comités et collectifs NPA, qui a eu lieu ce week-end à Paris et j’ai eu, qui plus est, la chance (ou du moins je le croyais) de pouvoir m’exprimer sur un média d’envergure nationale qui donnait un écho à cet événement.

 

C ‘est donc avec plaisir que j’ai répondu à un journaliste de RTL (au demeurant fort sympathique) qui, après m’avoir demandé si j’étais membre de la LCR, pourquoi j’adhérais à ce mouvement sans être membre de la LCR et pourquoi je m’étais déplacé à Paris pour ce rassemblement, m’a posé la question suivante : "On vient d’apprendre que Jean-Marc Rouillan, d’Action Directe, a demandé à adhérer au NPA . Est-ce que cela vous pose problème ? "

 

Ce à quoi j’ai répondu que cela ne me posait personnellement aucun problème mais que cela pouvait poser problème à ce nouveau parti dans la mesure où, dans l’opinion publique, Action Directe était un groupuscule associé à une action violente et que cela pouvait être utilisé par les médias ou par d’autres partis politiques, y compris des partis de Gauche, pour discréditer le NPA .

 

J’ai donc été enchanté (mais seulement au début) de m’entendre, dimanche matin à 8h sur RTL, donner mon avis sur le soutien de Jean-Marc Rouillan (figure historique du groupe Action Directe) au  Nouveau Parti de la Gauche.

 

Après avoir entendu Catherine, militante NPA de la Seine-Saint-Denis, déclarer qu’elle n’était aucunement gênée de ce soutien, j’ai entendu le commentateur annoncer que d’autres militants étaient plus réticents et que ce ralliement pouvait être perçu comme " le talon d’Achille " de ce nouveau parti..

Et je me suis donc entendu dire : " Le soutien de Jean-Marc Rouillan pourrait être embarrassant dans la mesure où il est assimilé, dans l’esprit des foules, au recours à la violence ….  ".

 

Ce qui m’a gêné c’est que la suite de ma phrase, " … ce qui ne manquera pas d’être utilisé par les médias et les autres partis politiques, y compris de Gauche, pour discréditer le nouveau parti. ", qui exprimait le fond de ma pensée, ait été coupée à l’antenne et que mon témoignage ait été, malgré moi, utilisé pour laisser croire que cet épisode pouvait être une cause de division.

 

Après avoir entendu, dans la même journée, d’autres médias audiovisuels faire de ce ralliement l’un de leurs titres de certaines de leurs éditions de la journée, j’en ai donc conclu, d’une part, que l’annonce d’un hypothétique ralliement de Jean-Marc Rouillan au Nouveau Parti Anticapitaliste, le jour même de la tenue du premier rassemblement des délégués de tous les comités NPA, n’était sans doute pas le fruit du hasard, d’autre part, que, du côté de ceux que l’émergence de ce mouvement peut gêner, rien n’était négligé pour instrumentaliser ce ralliement, et que n’importe quel événement anodin pouvant alimenter des divisions au sein de cette nouvelle unité était le bienvenu.

 

Ce genre de manipulation est imparable mais il montre, une fois de plus et s’il en était besoin, que malgré la prudence dont on peut faire preuve dans les contacts avec les médias, on n’est jamais à l’abri d’une manipulation.

 

Dont acte.

 

Jacques

Par Onyme
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 08:42

Pour reconstruire une vraie Gauche anti-capitaliste :


- anti-capitaliste :
  en luttant pour remplacer le capitalisme par un système plus juste et plus humain, qui répartira mieux les richesses …


- indépendante : en refusant toute alliance consistant à gérer des exécutifs locaux, régionaux ou nationaux avec des partis sociaux-libéraux sur un programme d'adaptation au capitalisme ...


- écologiste : pour la préservation de l’environnement, inséparable du respect de l’être humain …


- féministe : pour l’égalité des sexes dans le travail, la famille, les assemblées représentatives et le pouvoir exécutif à tous les niveaux (local, régional, national) …


- internationaliste :  pour le soutien aux peuples opprimés, la défense des droits des travailleurs immigrés et l’aide aux sans-papiers.

*

Participez à la création
 
d’un nouveau parti anti-capitaliste

*
Le NPA, c'est déjà 300 comités plus une centaine en cours de création !
Rejoignez le groupe de Villefranche

Prochaine réunion le mercredi 2 juillet à 19h30
à la Bourse du Travail de Villefranche (rue Gagnepain)

*

Contact : 
npa69.villefranche@yahoo.fr

Par Onyme
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 22:38

Fonctionnement du parti : militants, adhérents, ou 3ème voie ?

Allez je me lance, je propose ma contribution au débat. Pour une première ce ne sera pas sur le fond mais plutôt sur des questions d'organisations.

Même si évidemment il ne s'agit pas de plaquer une organisation sur un parti qui n'existe pratiquement pas encore, la question se posera un jour ou l'autre de savoir quel mode de fonctionnement nous devons adopter.

Pour le moment deux "grands" type de fonctionnement existe :

            - Les partis de Militants (à l'image de la LCR par exemple) dans lequel ne peuvent réellement prendre part aux décisions que les personnes qui ont milité.

            - Les partis d'adhérents (à l'image du PS par exemple) dans lequel tous les adhérents à jour de leur cotisation peuvent participer aux décisions.

Nous pouvons imaginer un fonctionnement disons intermédiaire ou par exemple le parti est ouvert au plus nombre en terme de participation, mais ceux qui peuvent prendre part aux décisions sont ceux qui ont contribués au fonctionnement du parti.

Pour ma part, la difficulté que je vois à ce dernier  mode de fonctionnement est le coté moyennement démocratique, en effet celà revient un peu à dire que l'avis des personnes qui n'ont pas participés au parti ne peut pas compter de la même façon, ce coté là me gène

Je pense que ces questions, pas encore tranchée évidemment, se poseront et peut-être qu'en fonction de "l'état" du parti à ce moment là les choix s'imposeront plus ou moins à nous. En effet ce n'est pas la même chose de discuter et de prendre des décisions à 30 ou 40 et à 200 ou 300.

Sébastien

 

Une réponse de Jacques B. du groupe NPA de Villefranche-sur-Saône :

Ce problème est intéressant car c’est celui de la délégation de pouvoir, donc de la représentativité, et qu’on le retrouve à tous les niveaux de la vie politique.

 

Si on prend l’exemple d’une association type 1901 ou d’un club, il paraît normal à tous le monde que les adhérents soient consultés pour approuver ou rejeter l’action de l’exécutif à l’occasion des assemblées générales mais il paraît tout aussi évident que les adhérents ne peuvent pas tous être consultés pour prendre les décisions qui assurent le fonctionnement de l’association ou du club au quotidien.

 

Dans le cas d’un club de foot ou de rugby, ceux qui sont dans l’action au moment des matchs ne peuvent pas prendre le temps de consulter les dirigeants sur ce qu’ils ont à faire quand ils sont sur le terrain. Quant à l’exécutif du club, il ne consulte pas les supporters sur les orientations stratégiques à prendre.

Si on prend ces exemples pour expliquer la gestion d’un parti politique, on faire la même différence entre électeurs, adhérents, militants et membres de l’exécutif qu’entre supporters, membres du club, joueurs et membres de l’exécutif. Selon ce schéma, on peut trouver normal de ne pas donner le même pouvoir d’intervention dans les décisions selon le niveau d’implication de chacun.

 

Il serait quand même un peu facile, pour ne pas dire dangereux, de donner aux adhérents un pouvoir de décision équivalent à celui des militants, ce qui n’enlève rien à l’intérêt, si ce n’est à la nécessité, de leur consultation avant la prise de décisions stratégiques importantes. En effet, on peut très bien imaginer qu’un parti qui donne aux adhérents un réel pouvoir de décision soit victime d’une " OPA " d’un parti adverse qui infiltrerait la base du parti et lui ferait prendre ainsi des décisions qui profiteraient à ses adversaires. Il paraîtrait encore plus aberrant que des gens qui n’ont pas leur carte de membre puissent intervenir dans les décisions parce qu’ils constituent l’électorat du parti.

 

Il paraît donc nécessaire que le pouvoir de décision soit confié aux militants, soit directement, soit par un système représentatif, et que les adhérents n’aient qu’un statut consultatif. De la même façon, il ne paraît pas aberrant que les électeurs soient consultés pour que le parti connaisse leurs désirs, sans pour autant que cela leur confère un droit d’intervention dans la politique du parti.

 

On retrouve le même problème dans le cas du droit de vote des étrangers : on peut très bien soutenir le point de vue selon lequel les étrangers peuvent avoir le droit de vote dans le pays dans lequel ils habitent, travaillent, paient leurs impôts et leurs cotisations sociales. Mais, en toute logique, cela devrait impliquer que les Français qui habitent travaillent et ne paient des impôts qu’à l’étranger perdent leur droit de vote en France et aient le droit de vote dans le pays dans lequel ils travaillent. Et pourtant, cette situation est loin d'être envisageable aujourd'hui.

 

D’autres soutiendront qu’il est anormal qu’un étranger qui refuse la nationalité française ait le droit de vote, de la même façon qu’il serait anormal qu’un individu qui n’a pas la carte d’un club puisse voter à son assemblée générale ou élire les membres du Conseil d’Administration.

 

Donc, le problème n’est pas simple mais on peut se poser les questions suivantes : pourquoi donner un pouvoir de décision à des adhérents qui ne militent pas et qui peuvent donc facilement être infiltrés par un parti adverse ? Pourtant, on sent bien que les militants et les organes de décision ne peuvent pas se passer de la consultation des adhérents et même des électeurs, mais cela doit-il aller au-delà ?

 

Reste à régler ensuite le problème de la prise des décisions selon leur niveau : orientations stratégiques ou actions du parti à tous les niveaux (local, régional, national), ce qui pose le problème des délégations éventuelles de pouvoirs ou de gestion de la démocratie directe. Mais c‘est une autre histoire …

 

 

Par Onyme
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 14:54

Pour un anticapitalisme et un socialisme du XXI° siècle

La réunion des 28 et 29 juin va être un premier moment de coordination des différents comités d’initiative pour un nouveau parti. Voici des éléments pour revenir sur le sens de notre démarche et nourrir la discussion.

Les crises économiques, sociales, alimentaires, écologiques qui frappent la planète montrent l’impasse dans laquelle le capitalisme plonge l’humanité. Il semble bien que nous soyons d’ores et déjà plongés dans une très grave crise économique dont le détonateur aura été les fameux " subprimes " qui ont révélé une crise bancaire (dettes pourries), financières (effondrement des bourses) et un début de récession aux USA. C’est un tournant important de la situation.

Les émeutes de la faim qui touchent, en particulier mais pas seulement, les pays pauvres, sont la résultante d’une crise alimentaire provoquée par la spéculation et par les politiques néolibérales imposées entre autres par le FMI et la banque mondiale qui ont détruit les agricultures vivrières paysannes, au profit de l’agrobusiness et des cultures d’exportation. La crise énergétique, illustrée par l’explosion des prix du pétrole, accentue et se combine avec la crise alimentaire en renchérissant les coûts de production agricoles et par les fameux agro-carburants qui viennent concurrencer les productions alimentaires sur leur propre terrain. La crise énergétique multiforme, épuisement prévisible des réserves de pétrole, relance du nucléaire, réchauffement climatique provoqué par l’utilisation massive des énergies fossiles…, est à la fois une traduction et un facteur d’aggravation des problèmes économiques, des guerres et de l’instabilité politique du monde actuel : occupation de l’Irak, tensions entre l’impérialisme américain et des Etats comme l’Iran, le Venezuela… La guerre sans fin contre le " terrorisme " emmenée par le gouvernement américain provoque deux conflits majeurs (Afghanistan et Irak). C’est d’ailleurs au moment où celle-ci montre chaque jour son échec, que Sarkozy décide de réorienter la politique de l’Etat français en s’intégrant davantage au dispositif impérialiste dominant : envoi de troupes en Afghanistan, réintégration dans le volet militaire de l’OTAN, soutien à Israël dans son déni de reconnaissance d’un Etat palestinien.

Les modes de production et de consommation capitalistes provoquent une crise écologique multiforme qui n’épargne aucun des secteurs vitaux pour l’humanité. Enfin, les 30 ans d’offensive libérale inaugurés aux USA et au RU et généralisés à l’ensemble du monde capitaliste, ont provoqué un immense déplacement de richesse vers les plus riches, une dégradation continue du partage de la valeur ajoutée en faveur du capital, une destruction des droits accumulés par le monde du travail depuis des décennies, une crise globale et profonde du mouvement ouvrier. L’appauvrissement, la misère, le chômage, la précarité, sont les conséquences de cette restructuration capitaliste. Les femmes, les jeunes et les populations d’origine étrangères en sont les premières victimes. Cette suraccumulation de capitaux et de profits et la mise en place d’un nouveau système productif mondialisé jouant sur les différences salariales, sont à l’origine de la crise bancaire, financière, monétaire actuelle, ce qui provoque une récession aux USA en passe de se transformer en une récession mondiale la première depuis 1973.

Notre anticapitalisme, notre volonté d’une transformation révolutionnaire de la société qui soit portée par l’immense majorité de travailleurs des villes et des campagnes, ne tombent pas du ciel. Le capitalisme plus que jamais dans ces débuts du XXI° montre par sa brutalité, son potentiel destructif, ses inégalités croissantes, la nécessité d’une rupture et l’invention d’un socialisme réellement émancipateur.

Une démocratie réelle et approfondie implique la remise en cause de la propriété capitaliste, une économie et une société dirigées par le plus grand nombre dans une logique de satisfaction des besoins de la population. Loin de se combiner harmonieusement, l’économie de marché et la démocratie ne font pas bon ménage : Chine, Russie, évolution de la société américaine (choc des civilisations, fondamentalisme chrétien…). En Europe, la droite extrême est toujours présente comme le montre les résultats électoraux récents en Italie ou au Royaume-Uni.

Le capitalisme divise les travailleurs pour mieux régner. Changer le monde passe par un combat sans concession contre le racisme, pour la régularisation de tous les sans-papiers et pour l’égalité des droits. Il s’agit d’unir les travailleurs et la population quelque soit leur origine, leur nationalité...

Aucune transformation radicale de la société ne pourra voir le jour sans une lutte consciente pour affirmer le droit des femmes à disposer de leur corps- avortement, contraception – et pour remettre en cause les fondements mêmes de la domination masculine : la division sociale et sexuée des tâches entre femmes et hommes, dans toutes les sphères de la société et l’assignation prioritaire des femmes à la sphère familiale.

Tirer les leçons des expériences du XX ° siècle

La perspective socialiste, c’est-à-dire l’espoir d’un autre monde que le capitalisme, est à reconstruire. Car elle ne sort pas indemne des expériences du XX° Siècle. C’est pourquoi notre tâche est immense et ne saurait se réduire aux frontières de l’hexagone ou de l’Europe : à travers les résistances et les luttes, il s’agit d’inventer le socialisme du XXI° siècle.

La social-démocratie est en train d’achever sa mutation. Après avoir expliqué que le socialisme pouvait se construire pas à pas dans le cadre des institutions de l’Etat capitaliste, elle accepte désormais sa conversion au capitalisme, aux politiques néolibérales. Elle réduit son champ d’action politique à un hypothétique aménagement social et écologique du capitalisme. Lorsqu’elle est au pouvoir, elle applique les politiques de restructuration capitaliste. Dans sa nouvelle déclaration de principes, le PS inscrit dans ses textes une évolution déjà passée dans la pratique. Cette mutation transforme encore davantage le PS en gestionnaire fidèle du système et dans certains pays comme en Italie la mutation s’achève dans la construction d’un parti " démocrate " rompant les derniers liens historiques avec le mouvement ouvrier.

C’est un déclin à rythme divers mais irréversible qui travaille le mouvement communiste qui s’était identifié à l’URSS. Les dégâts du stalinisme ont sali l’espérance communiste qui est à reconstruire. Pour tenter de se sauver la direction du PCF a choisi ses élus plus que son ancrage ouvrier et syndical. Ce qui accroît sa dépendance institutionnelle avec le PS à l’échelle gouvernementale ou locale. Qui provoquent les mêmes phénomènes d’intégration et d’adaptation institutionnelles que connaît le parti socialiste. En Italie l’échec de Refondation Communiste confirme l’impasse des stratégies d’alliance avec le social-libéralisme.

Dans le même temps, les directions des principales confédérations syndicales s’adaptent au nouveau capitalisme, acceptent l’agenda des contre-réformes patronales, accompagnent les mesures rétrogrades, surfent quelquefois sur la contestation mais sans jamais la susciter et construire le rapport de force par les luttes.

Nous voulons changer de gauche, pas changer la gauche, reconstruire du neuf à gauche en rupture avec l’orientation prônée par les directions du PS et du PCF.

Dans la globalisation, encore plus internationalistes !

Nous sommes plongés en pleine globalisation capitaliste. C’est désormais dans cet espace qu’il faut penser les luttes, la construction d’un nouveau mouvement ouvrier, la rupture avec le système et le socialisme. Plus que jamais il n’existe pas de solution nationale, tant les économies, les sociétés sont imbriquées, tant les problèmes de fond nécessitent une riposte et des réponses à cette échelle. Comment régler la crise climatique, la crise alimentaire, combattre les multinationales sans passer à l’échelle mondiale ? Les capitalistes sont organisés à cette échelle avec de multiples institutions, les exploités ont de ce point de vue beaucoup de retards à combler. C’est pourquoi il nous apparaît tout à fait impératif :

 de développer face aux grands problèmes des mouvements de masse unitaire, des luttes de résistances coordonnées à l’échelle internationale

 de mettre sur pied un mouvement et un programme européens, pour une Europe démocratique des travailleurs et des peuples, contre les institutions actuelles de l’UE , ce qui implique au-delà de l’animation des luttes européennes, une politique de regroupement des forces anticapitalistes à cette échelle.

 de se diriger vers une nouvelle internationale démocratique, anticapitaliste, écologique, antiraciste et anti-impérialiste…

 de construire dès lors un parti qui de France tisse des liens, agit pour le regroupement des forces anticapitalistes et révolutionnaires

 de mener des campagnes unitaires internationales et de participer aux cadres qui permettent de les animer

Un nouveau parti pour les luttes, un parti pour la transformation révolutionnaire de la société

La question du pouvoir divise profondément la gauche dite antilibérale. Tout parti doit se poser le problème du pouvoir et nous ne faisons, nous ne ferons pas exception à cette règle. Le problème est de savoir dans quel cadre, au profit de qui. Pour nous, la question c’est le passage d’une situation où une minorité décide et impose ses choix, ses profits et ses privilèges, à une situation ou le plus grand nombre s’empare des leviers politiques, économiques pour gérer la société. Nous ne souhaitons pas le pouvoir pour nous-même mais comme instrument pour un mouvement d’en bas. Une partie du pouvoir politique est aujourd’hui soumise au suffrage universel, dans un cadre d’ailleurs très contrôlé et très antidémocratique (présidentialisme, scrutin majoritaire…). Mais le pouvoir du MEDEF n’est lui jamais soumis au suffrage populaire…Et pour cause ! Pour autant notre programme implique une confrontation avec le patronat, avec les privilèges économiques, contre les conseils d’administration qui représentent les actionnaires…Cela implique un mouvement social puissant, un mai 68 qui irait jusqu’au bout, qui commencerait à contrôler la marche de l’économie.

Les institutions sont des éléments essentiels du maintien de l’ordre social et de la propriété capitaliste. Nous ne voulons pas construire un parti d’aménagement mais un parti de rupture. C’est pourquoi l’indépendance vis-à-vis du PS est une question première. Le capitalisme libéral et l’anticapitalisme ne peuvent pas cohabiter dans un même gouvernement. Notre perspective n’est donc pas d’unir la gauche telle qu’elle est, ou des bouts de cette gauche, mais de construire un mouvement social et politique majoritaire pour la rupture avec le capitalisme. Alors la question du pouvoir sera posée !

Un parti, c’est pour nous une force collective et démocratique. Un rassemblement de militantes et de militants unis autour d’un programme commun. Un instrument pas une fin en soi. Une force capable de réfléchir pour agir. Qui alimente son programme, sa vision de la société de ses rapports avec le monde du travail et la population au travers des luttes. Un parti qui respecte l’indépendance des équipes syndicales et des mouvements sociaux. Un mouvement qui également, dans son régime interne, garantit la circulation de l’information, les débats et la formation pour tous, le droit de tendance et d’affirmation de courants publics, la reconnaissance statutaire du pluralisme, la proportionnelle pour élire les directions.

Également, il s’agit pour nous de construire une force qui vote, qui fait des choix, qui reconnait la règle majoritaire, tout en respectant les choix minoritaires.

Face à une vie politique centralisée par l’Etat, nous avons besoin d’un parti, d’une force pour la transformation révolutionnaire de la société, qui combine activités nationales et déclinaisons locales.

Les directions élues à la parité doivent être responsables devant les instances qui les ont désignées, rendre des comptes sur leur mandat, leur activité militante en particulier lorsqu’elle est rémunérée. La transparence et le contrôle sont les seules garanties d’un réel fonctionnement démocratique pour lutter contre la bureaucratisation qui a fait tant de mal au mouvement ouvrier

Ce nouveau parti est urgent et nécessaire.

Pour construire une réelle opposition à Sarkozy et au patronat.

Parce que la gauche institutionnelle apparaît clairement comme refusant de s’opposer aux plans du pouvoir et du patronat et d’incarner un changement de société..

Parce que les luttes le permettent, celles et ceux qui résistent, jeunes ou moins jeunes et de différentes origines, sont de plus en plus nombreux à attendre une telle perspective. Des syndicalistes, des militants associatifs, altermondialistes, des jeunes engagés dans l’action depuis le CPE, d’anciens militants de différentes trajectoires, des militants antiracistes et de la diversité, de nouveaux arrivants en politique et ceux qui reprennent du service, des militantes féministes…

Unis autour de la nécessité de défendre un plan d’action anticapitaliste intégrant revendications sociales, démocratiques, féministes, écologiques, antiracistes et anti-impérialites, nous pouvons construire ensemble un nouveau parti.

C’est nécessaire et c’est possible.

**********************************

ET D'AUTRES TEXTES :

- Contribution de R.M. JENNAR : "Encore un effort !"

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1807

 - Tribune AUTAIN / ONFRAY ... parie dans le Monde :

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1763

 - NPA : Tribune des collectifs anti-libéraux et réponse de la LCR :

http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article1722

Par Onyme
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 08:20

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Par Onyme
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